Banco pour les banques

Des crises bancaires comme celles-là, les banques en redemanderont…

Pendant plusieurs années, les profits des banques ont été plantureux et croissants.
Quand elles se sont rendu compte que leurs profits allaient être moins croissants, il leur a suffi de crier qu’elles allaient être en faillite pour voir leurs profits croissants immédiatement sauvés.

La recette est simple. Des états empruntent l’argent des banques qui sont « au bord de la faillite ». Cet argent appartient toujours aux banques puisqu’il n’est qu’emprunté. Mais cet argent est aussitôt « donné » aux banques pour les « sauver ». Cet argent appartient donc alors en double aux banques. Les banques « doublent » leurs fonds. Et ce n’est pas tout : les états donnent aussi aux banques, en plus, les intérêts de l’emprunt.
Ce n’est rien d’autre qu’un exercice comptable et financier qui permet de faire croître très rapidement la fortune des banques.

Dans le temps, les états étaient plus discrets pour assurer la prospérité croissante du secteur bancaire et financier. Ils empruntaient toujours de l’argent aux banques. Mais cet argent servait à financer des activités économiques à gros budgets, du genre « les grands travaux inutiles » (= des travaux publics qui sont inutiles ou laissés à l’abandon). Par cette activité économique, l’argent retournait dans les banques, mais en partie seulement.

Comme on n’arrête pas le progrès, la dernière recette en date offre un profit de plus de 100%.