Ressources recyclables.
Les matières premières minérales et organiques sont les seules recyclables : elles peuvent parcourir le même cycle indéfiniment tant qu’il y a de l’énergie pour faire fonctionner ces cycles. Elles sont en quantités finies sur la planète Terre où « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » !
Les matières synthétiques pétrochimiques qui ne copient pas les matières premières ne sont pas recyclables. Tout au plus sont-elles ré-employables avant leur décomposition finale.
Ressources renouvelables.
L’énergie ne peut être consommée qu’une seule fois. Tout au plus peut-on récupérer l’énergie consommée pour un autre usage avant sa dissipation finale dans l’atmosphère.
La seule énergie qui est renouvelable quotidiennement sur la planète Terre est l’énergie qui provient du soleil.
L’énergie solaire sur Terre peut être utilisée à partir de
- l’insolation directe : sur des panneaux thermiques ou photovoltaïques
- des éléments naturels : l’énergie éolienne, l’énergie des cours d’eau, des courants marins et des marées, l’énergie stockée dans la biomasse exploitée directement (bois) ou indirectement (charbon de bois, fermentation).
Ne sont pas renouvelables : l’énergie géothermique ou géologique (volcans, séismes…), les énergies fossiles (sauf à l’échelle des temps géologiques), l’énergie nucléaire.
Économie durable.
On ne peut pas produire des quantités infinies à partir de matières en quantité finie.
Par contre, on peut multiplier la fréquence des cycles des matières recyclables : à condition d’avoir l’énergie suffisante. Or, l’énergie renouvelable est limitée à ce que le soleil fait parvenir sur la planète Terre chaque jour.
Quel intérêt a l’Humanité à faire parcourir, avec l’énergie solaire journalière, le maximum de cycles à un maximum de matières ? Aucun. Ce qui importe à l’Humanité, c’est de procurer à chacun de ses individus ce qu’il lui faut pour avoir une belle vie.
Par contre, l’économie de marché industrielle a intérêt à pousser la machine au maximum : à chaque tour de cycle, elle produit du profit marchand pécuniaire qu’elle accumule sur ses grosses fortunes… C’est ce qu’elle appelle la croissance !