Le suicide, c’est la mort d’une personne décidée et réalisée par elle-même.
L’euthanasie, c’est la mort d’une personne réalisée par quelqu’un d’autre.
Si le suicide est un droit ou une liberté individuelle, tout le monde n’est pas égal devant ce droit
Des personnes sont « libres » de se laisser mourir ou de se donner la mort (si elles ne veulent pas attendre) quand elles sont seules à faire leur choix.
Des personnes ne le sont pas : ce sont les personnes prises en charge par le corps médical et dont le sort final dépend de lui.
La déontologie médicale et la prestation du serment d’Hippocrate oblige le corps médical à tout mettre en œuvre pour sauver la vie des malades et des blessés et améliorer leur santé.
Cela signifie-t-il maintenir une personne en vie à tout prix, et surtout au prix de sa qualité de vie et de santé ?
Maintenir une personne en vie sans améliorer son état de santé et sans perspective de le faire est assimilable à de l’acharnement thérapeutique. Est-ce justifié ou non ?
Par contre, le corps médical n’est pas autorisé à pratiquer la torture.
Par ailleurs, la dernière volonté de la personne doit être respectée. De même que le choix du patient à se faire soigner ou non (après signature d’une décharge pour le corps médical).
Bien sûr, la loi oblige à porter assistance à personne en danger. Mais est-ce de l’assistance à personne en danger que d’empêcher quelqu’un de mourir dans la dignité qu’il a choisie et exprimée à plusieurs reprises en toute connaissance de cause de son état de santé fatal qui le condamne à ne plus jamais aller mieux.
Bien sûr, toutes les dérives et tous les abus doivent impérativement être évités. Même si les gens mal intentionnés n’ont pas besoin d’une loi autorisant le suicide assisté par euthanasie pour maquiller des assassinats en suicide ou en accident.