La fête de la Saint-Valentin ne relève pas à proprement parler des faits de société, mais plus exactement des faits de société commerciale.
La fête des amoureux a été imaginée pour faire marcher le commerce sur la base du principe : « Quand on aime, on ne compte pas » qui signifie, en terme commercial : on ne regarde pas à la dépense.
Malheureusement pour le marché des fêtes, l’amour est un sentiment et en ce qui concerne l’Amour, c’est même LE sentiment suprême qui se suffit à lui-même, sans rien d’autre, du moment, pour les véritables amoureux, d’être ensemble en formant un couple.
Pour les autres amoureux, pas tout à fait véritables, des compléments relationnels s’avèrent parfois nécessaires pour être ensemble.
Depuis, les experts en marketing ont aménagé leur concept de fête des amoureux. Partant du constat que l’Amour global, c’est l’amour sentimental mais aussi l’amour physique, il leur a suffi d’y ajouter le sexe ! En effet, le sexe, lui, n’est pas un sentiment ; c’est une sensation organique. La libido et sa satisfaction peuvent être accrues par des artifices et des accessoires agissant soit sur la perception des sensations soit sur l’excitation des pulsions. Pour les fournir aux consommateurs, on peut compter sur le marché.
Grâce aux entreprises marchandes, la fête de la Saint-Valentin sert à aider les amoureux à franchir le pas de l’achat des objets sexuels et permet aux autres d’agrémenter leurs rapports sexuels. A parier qu’elle deviendra vite la fête des amoureux du sexe ! Peu importe. Du moment qu’on fait marcher le commerce…