La question du mariage homosexuel


En France, la manière dont le débat a été posé repose sur plusieurs impostures :

1-Le mariage légal serait un droit : faux !
Le mariage légal était une obligation imposée aux hétérosexuels, légalement majeurs et non consanguins, lorsqu’ils voulaient vivre en couple. Ils n’avaient le droit de vivre en couple qu’à la seule condition qu’ils soient légalement mariés. Pas de mariage, pas de couple !
Ce qui est un droit, et qui l’est pour tous, c’est l’union libre ou mariage privé.
A son origine, le mariage légal comportait 4 obligations pour les couples hétérosexuels : la publicité de l’annonce de leur mariage (publier les bans, témoins des mariés), le devoir de rester ensemble (pas de divorce), le devoir de se chérir (= ne pas se nuire), et enfin le « devoir conjugal » (le couple procrée lui-même).

2-Le mariage légal serait le droit d’aimer : faux !
Cette institution n’a strictement rien à voir avec les sentiments : elle concerne uniquement la question de la procréation spontanée (sans aucune autre intervention) entre deux individus de sexe opposé. La preuve en est que le mariage légal n’est pas applicable à des personnes consanguines (sauf, dans certains pays, si elles s’engagent à ne pas procréer) ou mineures (car supposées être dans l’impossibilité d’élever des enfants).
A l’origine, le mariage légal s’apparentait au droit de forniquer entre hétérosexuels, puisque les rapports sexuels étaient interdits en dehors des liens du mariage. Depuis, avec l’union libre légale, toute personne majeure non légalement mariée peut vivre en couple avec n’importe quelle autre personne majeure non mariée, forniquer avec elle, procréer avec elle, élever des enfants avec elle.

3-Le mariage légal ne concernerait que des adultes « éclairés » et consentants : faux !
Cette institution concerne avant tout les enfants qui naîtraient de la vie sexuelle du couple hétérosexuel. C’est une règle sociale qui existe partout dans le monde depuis que les êtres humains se sont organisés en société.
Par cette institution, la société met devant leurs responsabilités les deux individus de sexe opposé qui choisissent de vivre en couple hétérosexuel : assumer son choix de vie qui les met devant la possibilité, sinon la volonté, de procréer spontanément. Cette règle sociale supplée au fait que l’enfant qui naîtrait du couple ne peut évidemment pas faire entendre sa voix pour donner son avis avant d’être mis au monde. Deux individus qui procréent, imposent la vie à un enfant sans que celui-ci puisse donner son avis. C’est pour cela que la société intervient via cette institution du mariage : au nom des enfants, mais aussi au nom de la société car si les géniteurs ne s’occupent pas de leurs enfants, c’est la société qui en hérite !

4-Le mariage légal serait le mariage : faux !
Et partant, refuser le mariage légal serait refuser le mariage : faux !
Le mariage relève du domaine privé : c’est le libre choix de deux individus de vivre en couple. En terme légal, il porte le nom d’union libre.
Le mariage légal relève du domaine public : c’est le contrôle par la « société » des responsabilités du couple hétérosexuel en matière de procréation spontanée.

5-Refuser la procréation assistée aux couples homosexuels serait de la discrimination vu qu’elle est permise aux couples hétérosexuels, même lorsqu’ils sont stériles : faux !
Pour qu’il y ait discrimination, il faudrait que les deux situations soient identiques. Il faudrait qu’en terme de procréation du couple, la situation des couples hétérosexuels soit identique à la situation des couples homosexuels. Ce qui n’est pas du tout le cas.
Deux personnes de même sexe qui décident de se mettre en couple savent à l’avance que leur couple est stérile et qu’il le sera toujours, donc qu’il ne peut procréer sans l’intervention d’une personne du sexe opposé.
Deux personnes de sexe opposé qui décident de se mettre en couple ne peuvent savoir à l’avance que leur couple est stérile et qu’il le sera toujours. Même si un des membres du couple est stérile avant le mariage, le couple peut toujours espéré que cette stérilité soit vaincue par des progrès médicaux.
Jamais la médecine ne rendra fertile un couple homosexuel !

6-L’homoparentalité ne serait pas un problème pour les enfants adoptés par un couple homosexuel : faux !
Il est impossible pour un couple homosexuel d’offrir à un enfant adopté par le couple (et non par l’un ou l’autre membre du couple) une vie similaire, en théorie, à celle que l’enfant aurait eu s’il était né du couple. Ce qui par contre est possible pour un couple hétérosexuel, même s’il est stérile, puisque, en théorie, un couple hétérosexuel peut procréer.
Dans toutes les familles, il y a toujours eu les parents, les parents adoptifs, les beaux-parents et les parrains-marraines, bref tout ce qu’il faut pour que l’enfant se situe par rapport à tous les membres de sa famille, même quand elle est recomposée.
Avec un couple homosexuel qui adopte, quand l’enfant cherchera à savoir qui sont ses parents biologiques (ses géniteurs), il cherchera logiquement 2 pères ou 2 mères et il finira plongé en pleine confusion puisqu’il ne peut forcément être issu que de 2 personnes de sexe opposé. En plus de son adoption (changement de famille), l’enfant devra aussi gérer cette question qu’il lui est imposée et qu’il n’a pas choisie.

7-La légalisation du mariage homosexuel signifierait la légalisation du mariage pour tous et de l’adoption pour tous : faux !
Puisque le mariage légal serait encore interdit aux mineurs d’âge et aux membres d’une même famille et que l’adoption n’est permise qu’aux personnes majeures !

8-S’opposer au mariage homosexuel serait s’opposer aux homosexuels, c’est-à-dire pratiquer l’homo phobie qui est illégale : faux !
C’est la stratégie classique des lobbies identitaires pour obtenir une revendication contestable légitimement : faire croire que la leur refuser c’est leur refuser le droit d’exister.

9-La revendication du mariage homosexuel serait une revendication des homosexuels : faux !
L’ensemble de la communauté homosexuelle n’a jamais été consultée sur cette question.
La grande majorité de la communauté homosexuelle, même vivant en couple, a tout ce qu’il lui faut pour vivre comme elle le veut et ne demande rien de plus : le libre choix et le libre exercice de son orientation sexuelle, la possibilité de reconnaissance et de protection officielles et juridiques de la vie en couple homosexuel par le PACS, la possibilité pour chaque membre du couple d’adopter à titre individuel un ou plusieurs enfants.
La grande majorité des homosexuels n’ont pas besoin du mariage légal pour vivre heureux leur vie homosexuelle, seul, en couple ou en famille. Donc, eux ne revendiquent pas le mariage légal pour eux, à l’instar des hétérosexuels qui ont revendiqué dans le passé le droit de ne plus être obligés de se marier légalement pour vivre en couple.
Cette revendication est le fait d’un lobby (groupe d’intérêt composé d’homosexuels proclamés et d’hétérosexuels). Comme tous les lobbies, il est représentatif de lui-même et n’est en rien représentatif de l’ensemble de la communauté homosexuelle. Il revendique le mariage légal dans son intérêt à lui, le lobby, et non pas dans l’intérêt des homosexuels.

Qui a faussé le débat par ces impostures ?

Pas du tout la communauté homosexuelle !
Le débat a été volontairement faussé par le lobby qui revendique le mariage légal pour les couples homosexuels.

Pourquoi le débat a-t-il été volontairement faussé par ce lobby ?

Parce que l’intérêt de ce lobby était d’obtenir quelque chose de plus, à savoir une nouvelle loi sur le mariage légal, que ce qu’il avait déjà auparavant mais surtout parce qu’il savait très bien que ce qu’il voulait obtenir était pour le moins discutable.

En effet, quelle était la situation avant la nouvelle loi ?

Les homosexuels et les hétérosexuels avaient le droit
-à l’union libre = vivre avec qui ils voulaient, forniquer avec qui ils voulaient, faire des enfants avec qui ils voulaient même sans être mariés, élever leurs enfants avec qui ils voulaient.
-de se pacser = faire acter juridiquement leur vie commune, avec les protections et les droits officiels que y sont liés.
-d’adopter des enfants = ils pouvaient offrir un père d’adoption, une mère d’adoption, ou un père et une mère d’adoption à un ou plusieurs enfants qui n’avaient plus de père ni de mère, en plus de leur offrir un ou plusieurs beaux-pères, belles-mères, ainsi qu’un parrain, une marraine et tout ce qui va avec la famille.
-d’élever des enfants, même s’ils n’étaient pas à eux, en leur donnant de l’affection, de l’instruction, et tout ce qu’il faut à un enfant.
Bref, tous avaient ce qu’il leur faut pour vivre pleinement leur vie sexuelle et familiale, entre personnes légalement majeures, consentantes et non déficientes intectuelles.

Seuls les couples hétérosexuels avaient le droit
-de se marier légalement, c’est-à-dire d’offrir un cadre légal à « leurs » enfants, c’est-à-dire les enfants nés du couple et dans le couple.
-d’adopter un ou plusieurs enfants en leur offrant d’un seul coup(le) un père et une mère d’adoption.
-de bénéficier de techniques d’assistance à la procréation (pma, gpa) pour pallier la stérilité accidentelle (non désirée) du couple.

Pourquoi les couples homosexuels n’avaient pas ces droits-là ?
-parce que les couples homosexuels ne peuvent pas avoir des enfants nés « dans » leur couple. Si le couple a un enfant, il y a au moins une autre personne hors du couple qui est concernée.
-parce que les couples homosexuels ne peuvent pas offrir à la fois un père et une mère d’adoption en lieu et place de la mère et du père de l’enfant.
-parce que la stérilité des couples homosexuels n’est pas une anomalie du couple : c’est la spécificité du couple, connue et librement et délibérément choisie par les deux membres du couple qui, en assumant leur couple homosexuel, doivent donc en assumer la stérilité.

Que voulait obtenir le lobby ?

Avec la nouvelle loi, le lobby voulait obtenir, pour les couples homosexuels, le droit

1)  de se procurer des enfants sans avoir aucun rapport sexuel avec une personne du sexe opposé, en ayant accès à l’adoption, la pma, la gpa.
Ce qui revient à détourner les institutions de leur raison d’être officielle :
-le mariage légal était une mesure de protection sociale à l’égard de la progéniture née du couple hétérosexuel et devient un moyen pour le couple homosexuel d’obtenir la satisfaction de ses intérêts (comme d’autres obtiennent la nationalité ou une carte de séjour par un mariage blanc qui est illégal).
-l’adoption n’est plus offrir une famille à un enfant qui n’en a pas mais offrir un enfant à un couple qui ne veut absolument pas en faire un (avec quelqu’un du sexe opposé) !
-la pma (insémination artificielle via une banque de sperme) et la gpa (mère-porteuse) ne sont plus des techniques pour pallier la stérilité non désirée de couples hétérosexuels mais deviennent des techniques pour offrir une pseudo-fertilité à des couples délibérément stériles !
Ce qui reviendrait à faire passer la stérilité du couple homosexuel pour un accident ou une anomalie de la Nature, ce qu’elle n’est évidemment pas du tout, sauf à considérer alors l’homosexualité elle-même comme un accident ou une anomalie de la Nature, ce qu’elle n’est évidemment pas et ce que refuse catégoriquement le lobby qui, à le suivre, présentera plus vite l’hétérosexualité comme un avatar de la sexualité humaine que le contraire !!!
Ou alors, ce qui reviendrait à faire passer la stérilité du couple comme non choisie sous le prétexte que l’homosexualité n’est pas choisie mais imposée par la Nature ! Ce qui revient à faire passer les homosexuels pour des victimes de leur sexualité : ils voudraient bien faire des enfants avec quelqu’un du même sexe mais la Nature les en empêche ou bien ils auraient voulu être hétérosexuels mais la Nature en a décidé autrement !
Rappelons qu’en matière de sexualité de la reproduction, l’espèce humaine « sexuée » est naturellement hétérosexuelle, tandis qu’en matière de sexualité de la libido, l’espèce humaine serait plutôt multisexuelle : la grande majorité des humains peut théoriquement satisfaire sa libido avec n’importe qui et même n’importe quoi, alors que seule une minorité d’humains ne peut satisfaire sa libido exclusivement avec des personnes soit de sexe opposé, soit de même sexe, soit d’âge impubère (pédophiles), soit d’âge avancé (gérontophiles),… Bref, parmi cette majorité de « multisexuels », il y en a beaucoup qui choisissent leur sexualité pour des raisons diverses, personnelles ou culturelles. Les « vrais » homosexuels qui veulent des enfants à eux les font avec une personne du sexe opposé, en parfait accord avec elle ; les homosexuels « par choix », eux, ne veulent pas avoir de rapports sexuels avec une personne du sexe opposé, même pour faire des enfants !

2)  d’élever ces enfants « comme si les couples homosexuels les avaient officiellement procréés ».
Ce qui revient à imposer légalement aux enfants des couples homosexuels une chose complètement différente que ce qui est imposé aux enfants des couples hétérosexuels, même recomposés, et que ces derniers couples n’ont jamais revendiqué : imposer 2 pères ou 2 mères « officiels ». C’est ce que le lobby appelle la stricte égalité de droit : le droit de ne pas faire la même chose, le droit pour les couples homosexuels de faire autrement que les couples hétérosexuels en affublant des enfants de 2 pères ou 2 mères officiels en lieu et place d’un père et d’un beau-père officiels ou d’une mère et d’une belle-mère officielles comme c’est le cas chez les couples hétérosexuels non-mariés ou recomposés.
Ce qui revient à imposer à ces enfants une identité officielle qui les prive de leur identité biologique, et donc de leurs origines naturelles. Et ceci, au moyen d’une loi qui engage la société toute entière, et non plus à titre privé en n’engageant que des personnes de l’entourage des enfants, et pour la seule satisfaction du couple !
Et que dire de la proposition de contourner cette incongruité en qualifiant les parents adoptifs de parent 1 et de parent 2 ? Que les couples homosexuels se disputeront pour savoir qui est le parent 1 et qui est le parent 2 !

Ce que le lobby avait n’était pas discutable. Ce qu’il voulait était discutable : il avait le droit de formuler une demande et il avait le droit que sa demande soit examinée.

Comment ce lobby a-t-il berné tout son monde ?

Tout simplement en trichant ! Sa demande étant discutable, il s’est arrangé pour qu’elle ne soit pas discutée !
1) En trompant sur l’objet de la loi.
En faisant croire que ce qu’il demandait, c’était une loi pour que les homosexuels en couple aient enfin le droit de s’aimer et de donner de l’amour à des enfants en les élevant !
Evidemment, présentée comme ça, qui leur refuserait cette loi, si ce n’est les homophobes radicaux. Toute autre personne, homosexuelle ou hétérosexuelle, ayant un minimum d’intelligence, ne peut qu’accorder ce droit aux homosexuels. Seuls des cons finis totalement abrutis le leur refusent !
Ce que le lobby a pris grand soin de ne jamais rappeler, c’est que les homosexuels avaient déjà ce droit !
2) En cachant le vrai objet de la loi.
En empêchant et en refusant systématiquement le débat sur la loi et ses conséquences. Jamais le texte officiel et détaillé n’a été publiquement exposé et discuté. Jamais les arguments des contradicteurs n’ont été pris en compte ni même considérés comme pertinents. En focalisant systématiquement le débat sur les opposants, le lobby évitait soigneusement de débattre sur l’objet de sa demande.
3) En accusant d’illégaux ceux qui exposaient l’objet de la loi.
En faisant un procès d’intention à tous ses opposants et contradicteurs en les accusant d’être homophobes et en les présentant médiatiquement comme tels. C’est la stratégie malhonnête classique de ces lobbies : dans ce cas-ci, réduire les opposants « au projet de loi sur le mariage homosexuel » à des opposants « aux homosexuels » !
A ce titre, les actes de violence homophobe ont davantage servi les pro-loi que les anti-loi, du fait qu’ils avaient pour conséquence de nuire suffisamment au débat que pour l’empêcher. C’est même à se demander pour qui agissaient en définitive ces groupes « homophobes » !

En apothéose de cette imposture,

- a été présentée comme une victoire de la démocratie, le refus absolu de tout débat démocratique !!!
- a été baptisée « mariage pour tous », une loi qui n’accorde pas le mariage pour tous, puisque les personnes de moins de 18 ans et les personnes parentes entre elles en sont exclues, n’y ayant pas « droit » !!!

En conclusion,

Cette loi a été présentée comme une victoire du droit et du droit à l’égalité, alors qu’elle n’est qu’une victoire
-du droit absolu des gens sur les droits des enfants (des autres qui plus est !), enfants à qui on ne demande pas leur avis avant de leur imposer la volonté égoïste des gens (qui est de rentrer en possession d’enfants et d’en faire ce qu’ils veulent puisqu’ils sont à eux) !
-du droit d’imposer aux enfants des couples homosexuels, au nom de l’égalité, autre chose qu’aux enfants des couples hétérosexuels ! Bref, pour le lobby, les mêmes droits, c’est le droit de faire autrement !

L’imposture est totale !

La nouvelle loi sur le mariage a été présentée comme une immense et indispensable avancée sociale alors qu’elle n’est qu’une manœuvre intéressée d’un lobby pour obtenir la satisfaction de son seul intérêt !
La nouvelle loi a renversé totalement l'objet de l'institution du mariage légal : il portait sur la protection des enfants, il porte à présent sur la satisfaction des caprices des gens sans plus aucun souci de la protection des enfants !

Pour bien comprendre cette imposture et sa stratégie, voici quelques comparaisons en guise d’illustrations.
-Les personnes handicapées ont droit pour leur véhicule à des places de parking près des accès. Au nom de l’égalité des droits, tout le monde aurait donc le droit de parquer son véhicule sur les places pour handicapés !
-Ma voiture, c’est ma liberté, donc je choisis librement de rouler tout seul avec ma voiture. Mais voilà ! les couloirs réservés aux bus sont bien moins encombrés. Au nom de l’égalité des droits, puisque les bus ont le droit de rouler dans les couloirs réservés au bus (donc aux transports en commun), moi aussi je revendique le « même » droit d’y rouler avec ma voiture et d’en profiter vu que c’est moins encombré !
-Certains véhicules ont le droit de rouler avec un gyrophare et une sirène hurlante, de franchir les feux rouges et les priorités des autres, de passer devant les autres. Un groupe d’automobilistes voudrait pouvoir faire la même chose. Il va donc revendiquer le droit de le faire au nom de l’égalité des droits pour tous. Et si on lui refuse, il criera qu’on veut l’empêcher de rouler en voiture…
-Prenons la situation d'une femme, veuve avec son enfant, qui se remet en couple avec un autre homme.
Officiellement, cet homme est le beau-père de l’enfant, et l’enfant le beau-fils de cet homme, tandis que la mère reste la mère. Tout est bien clair.
Dans la vie privée de cette famille recomposée, le beau-père est comme un père pour l’enfant qui, de son côté, le considère comme son père au point de l’appeler spontanément papa.
Un lobby hétérosexuel de beaux-pères aurait-il le droit d’obtenir une loi qui transformerait officiellement le beau-père en « père » de l’enfant, par exemple pour qu’il puisse faire renommer l’enfant du nom de famille de son « ex-beau-père » ?
-Prenons la situation d'une mère, seule avec ses 5 enfants, qui tente de faire vivre sa famille. Dans ce contexte familial, privé, la fille aînée s’occupe de ses frères et sœurs comme une seconde maman. C’est à ce point que pour la petite dernière, c’est sa grande sœur qui l’a élevée.
Un lobby des grandes sœurs aurait-il le droit d’obtenir une loi qui transformerait officiellement les grandes sœurs en seconde maman, par exemple pour pouvoir toucher des allocations familiales en plus de celles de la première maman ?