Isolation thermique des fenêtres.

Jadis, les bâtiments qui comptaient beaucoup de fenêtres, souvent de grande dimension, comme les écoles, les casernes, les orphelinats, les hôpitaux,… étaient équipés de doubles fenêtres. A la fenêtre extérieure qui supportait les intempéries, on ajoutait en hiver une fenêtre intérieure, plus simple, dans le plan de la face intérieur du mur. Ainsi, l’épaisseur du mur, qui pouvait dépasser 40 cm, représentait l’épaisseur d’isolation de la fenêtre.
En plus, comme les vitrages étaient simples, le soleil provoquait un effet de serre entre les deux fenêtres, de sorte que la baie se transformait en radiateur par les journées ensoleillées.

Dans les années 1950, une invention technique permis de fabriquer des vitrages de grande dimension. La mode architecturale des fenêtres panoramiques sur châssis coulissants fut lancée à partir des USA. Pour isoler de telles fenêtres, il était impossible de les dédoubler. Mais comme leurs châssis étaient forcément renforcés pour soutenir le poids du vitrage, ce sont les vitrages qui furent dédoublés. Par la suite, l’industrie du bâtiment imposa le double vitrage partout. Puis, vint le triple vitrage. Et aussi les vitrages multiples avec gaz isolant incorporé à la place de l’air.

Avec les fenêtres modernes à double ou triple vitrage, l’épaisseur de l’isolation peut atteindre 4 cm. On est bien loin des 40 cm d’une double fenêtre.

Tout le monde un peu bricoleur peut construire une fenêtre intérieure, fixe ou ouvrante, pour doubler une fenêtre extérieure. Un verre à vitre ou une feuille de plastique transparente sur un cadre de bois peut servir de doublure !