Il y a quelques années, la dépression nerveuse est entrée dans le langage médical. Depuis, la médecine ne parle plus que de dépression.
Il y a 2 types de dépression nerveuse :
-la dépression nerveuse produite par un épuisement (une très grosse fatigue prolongée) nerveux
-la dépression nerveuse produite par un trouble de l'humeur permanent unipolaire, une altération du système de régulation de l'humeur qui est bloqué sur la position "négative". Les raisons de cette panne sont à chercher du côté des produite toxiques ou de traumatismes qui "cassent" la mécanique du système.
La dépression nerveuse la plus communément répandue et qui se développe le plus rapidement dans le monde moderne est celle due à un épuisement.
La dépression n’est généralement rien d’autre qu’un épuisement du système nerveux.
Il y a épuisement quand toutes les forces sont consommées. Avant d’en arriver là, la fatigue grandit à mesure que ne sont pas assez récupérés les efforts dépensés, qu’il soient de nature physique, nerveuse ou mentale.
Il y a trois types d’épuisement :
-l’épuisement physique
-l’épuisement nerveux – c’est la dépression, nerveuse
-l’épuisement mental – c’est le burn-out, généralement qualifié de professionnel.
La dépression se soigne en reprenant des forces « nerveuses » :
-soit par du repos, en cessant d’être soumis à des charges nerveuses ou stress
-soit par un allègement de la charge nerveuse globale.
Cet allègement du stress s’obtient :
-soit en apprenant à gérer le stress autrement, pour qu’il ne provoque plus d’excès de fatigue nerveuse
-soit en réorganisant son mode de vie pour en éliminer les facteurs de stress trop fatigants.
Ce travail se fait avec ce qui s’appelle de la psychothérapie.
Soigne-t-on la dépression avec des anti-dépresseurs ?
Un anti-dépresseur est un médicament qui agit dans le cerveau sur la perception des choses. En cas de fatigue nerveuse, les choses sont perçues de plus en plus comme fatigantes, comme lourdes à supporter. En plus, certains symptômes somatiques apparaissent souvent sous forme de douleurs. En fait, ce sont autant de signaux d’alarme qui servent à alerter la personne sur le déséquilibre qu’elle vit entre la charge de stress et la manière dont elle la gère. En cas de profonde dépression, la perception négative des choses est telle qu’elle ne permet parfois plus au malade de retrouver le repos et de faire le travail de réaménagement de sa vie. Dans ce cas, un anti-dépresseur qui agit sur la perception négative en la gommant va permettre au malade de se soigner.
Un anti-dépresseur agit exactement comme un anti-douleur psychique. Il ne guérit pas le mal, il masque la sensation de douleur que le mal produit.
Un anti-dépresseur, c’est un peu comme le plâtre qu’on met en cas d’os fracturé : ce n’est pas le plâtre qui réduit la fracture en ressoudant l’os, mais il facilite la bonne réduction dans certains cas, ceux où l’immobilisation totale de l’os est absolument nécessaire.
En résumé, ce qui soigne la dépression, c’est le repos et la psychothérapie. Dans certains cas, un anti-dépresseur efficace vient aider le traitement.
Dans le cas d’une fatigue nerveuse passagère, une psychothérapie n’est pas encore nécessaire et un anti-dépresseur peut aider à passer ce mauvais moment, juste le temps de récupérer assez de forces.
Si on donne en permanence à quelqu’un des anti-douleurs pour qu’il ne ressente plus aucune douleur, il sera en grand danger car plus aucune alarme ne fonctionnera.
Si on donne en permanence à quelqu’un des anti-dépresseurs pour qu’il ne souffre plus du tout psychiquement, il ne se rendra jamais compte de ce qui lui fait mal nerveusement et, donc, il n’agira jamais pour s’en préserver ! Plus le mal grandira, plus il devra augmenter la dose d’anti-douleur psychique !
Ce mécanisme pervers de l’anti-dépresseur qui masque la dépression sans la traiter fait que si la dépression n’est « traitée » que par des anti-dépresseurs, elle devient chronique. Sauf si elle disparaît d’elle-même !
Premières mesures de secours en cas de dépression nerveuse.
1-prendre de la lumière naturelle (ne pas resté renfermé)
2-sortir "dans le monde" réel (ne pas resté renfermé dans un monde irréel)
3-en parler à quelqu'un d'autre, de confiance si possible, de son état dépressif (ne pas le garder pour soi tout seul).