Le propre de l’Homme

Le propre de l’Homme…
Est-ce le rire ? Des animaux rient, de contentement ou d’étonnement !
Est-ce l’intelligence ? Des animaux font preuve d’intelligence, en assimilant et en créant des liens logiques !
Est-ce la conscience de son intelligence ? Oui, et surtout de ce qu’il peut en faire !

Le propre de l’Homme, c’est la CUPIDITÉ !

La cupidité, c’est le désir d’enrichissement toujours croissant.
Il ne faut pas la confondre avec l’avidité, qui est un très grand désir de quelque chose : liberté, sensations fortes, connaissances, etc.
Il ne faut pas la confondre non plus avec l’avarice, qui est le souci de ne rien perdre de ce que l’on possède.
Aucun autre être vivant que l’Homme ne fait preuve de cupidité !
Il est question ici de l'Homme, autrement dit l'être humain. Mais on pourrait tout aussi bien dire que la cupidité est le propre de l'homme, et non de la femme, tant il est vrai que les femmes animées par la cupidité sont une minorité à l'inverse des hommes.

La cupidité humaine a toujours existé.

C’est en quelque sorte le péché originel.

Elle s’exerçait sur toutes les formes de richesses cumulables : les terres, les demeures, les métaux précieux, les pierres précieuses, les étoffes précieuses, etc.
Toutes ces richesses ont une quantité matérielle finie.

Elle s’exerce désormais sur la seule richesse qui n’a pas de quantité finie : l’argent.
Pas le métal argent, mais la valeur pécuniaire « argent », qui n’a pas de fin car il est virtuel !

La cupidité marchande.

Pour créer l’argent, il faut faire du commerce.
Pour créer l’enrichissement pécuniaire, il faut faire du profit par le commerce : c’est le profit marchand, obtenu par des échanges inéquitables.
Pour faire du profit marchand, il faut que les échanges passent par le marché, qui occupe la position d’intermédiaire pour pouvoir imposer sa loi, la loi du marché ou loi du profit.
Pour faire marcher le commerce, il faut des besoins économiques qui sont satisfaits par le marché.
Pour avoir beaucoup de besoins économiques, il faut que beaucoup de choses ne soient pas satisfaites ou aillent mal. Il ne faut surtout pas de paradis terrestre !

Le monde actuel est sous le règne de la cupidité marchande.

La cupidité marchande a pris son essor à l’époque historique de la Renaissance.
La mondialisation marchande a commencé il y a environ 500 ans avec la conquête des continents par la civilisation occidentale en pleine renaissance.
La cupidité marchande a pris le pouvoir à l’époque de la Révolution Industrielle ; la production industrielle étant la production marchande à grande échelle.

La croissance du profit marchand exige la croissance des besoins, insatisfactions, malheurs, catastrophes, calamités, cataclysmes… qui « font marcher le commerce ».
Les moyens développés pour faire marcher le commerce sont désormais célèbres : la pub qui conditionne, la durée de vie limitée (commerciale) des marchandises, les guerres, les pouvoirs publics qui décident des dépenses et qui édictent des lois favorisant le marché (les transports en commun sacrifiés aux transports individuels, la sécu qui rembourse les médicaments et pas les autres thérapies,…).

Quand les consommateurs sont solvables, ils paient.
Quand les consommateurs ne sont pas solvables, ceux qui le sont encore paient pour eux via des mécanismes comme la sécu obligatoire ou les contributions aux états qui ponctionnent leurs citoyens en argent pour payer les factures au secteur privé.
Quand les consommateurs ne sont plus solvables, les états les font payer à crédit par le mécanisme de la dette publique contractée auprès du secteur privé.

Dans le modèle économique de marché, tout argent qui est dépensé doit obligatoirement l’être sur le marché pour y être ponctionné du profit marchand immédiatement et irrémédiablement privatisé.