Santé mentale

Des raisons de perdre la raison.

La santé mentale, c’est en quelque sorte le fonctionnement du cerveau. La bonne ou mauvaise santé mentale, c’est donc le bon ou le mauvais fonctionnement du cerveau.

Changements et informations : et notre santé mentale ?

Les changements pour tout et les informations sur tout sont désormais partout tout le temps.

Il s’agit ici des changements que nos ancêtres ne connaissaient pas encore : les changements d’heure, de règles, de règlements, de lois, de normes, de statut, de nourritures, d’emballages, de programmes, d’enseignes, d’emploi, de régime, d’adresse, de numéro de téléphone, etc.

Et il s’agit des informations au sens le plus large, pas seulement des informations d’actualité publiées dans les journaux et les magazines écrits ou audiovisuels. Il s’agit ici de tout ce que les 5 sens (ou 6, pour la perception et la réception des ondes électromagnétiques toujours plus envahissantes) communiquent au cerveau. Par exemple, c’est la quantité d’informations que le cerveau reçoit inconsciemment quand on regarde la télé ou quand on se déplace dans la rue !

Tous ces changements demandent à chaque fois une adaptation de l’ensemble de l’organisme, à commencer par le cerveau qui en est le poste de commande, de régulation et de surveillance.
Toutes ces informations demandent un traitement conscient ou inconscient par le cerveau.

Le cerveau n’est pas conçu pour une adaptation permanente à des changements incessants et pour un traitement aussi intensif d’une telle somme d’informations.

Quantité des changements et des informations.

« La dose fait le poison » a édicté un médecin de jadis nommé Paracelse.
Si trop peu d’informations et de changements sont préjudiciables pour la santé tant physique que mentale (et plus encore s’il n’y en a aucuns), à l’extrême opposé, trop d’informations et de changements sont tout autant préjudiciables, sinon plus.
« Trop d’informations tue l’information » a-t-on dit.
« Trop de changements tue le changement » peut-on rajouter.
En effet, à changer tout le temps, on n’a plus le temps de profiter de ce que l’on a. On est un « insatisfait chronique » et on recherche la satisfaction dans… un nouveau changement !
C’est tout profit pour les entreprises marchandes qui ainsi vendent tout le temps : la santé de l’économie marchande tout entière est gagnante quand notre santé mentale est perdante !

Qualité des changements et des informations.

Il y a bien sûr des changements salutaires ou simplement bénéfiques, qu’ils soient volontaires ou fortuits, auxquels on s’adapte relativement facilement.
Mais il y a surtout les changements subis qui nous sont imposés, et parfois même qui nous sont imposés soi-disant pour notre bien, alors qu’en réalité ils nous sont nocifs (Que penser par exemple du changement d’heure été-hiver ?). Il y a aussi les changements imprévisibles auxquels il est difficile de se préparer.
Les nouvelles générations sont déjà conditionnées à ces changements incessants : ce sont les générations du zapping et du fast food.
Mais malheureusement ce sont aussi les générations du vite fait mal fait, à l’instar des touristes ou des cinéphages qui ont tout vu, oui, mais qui ont tout mal vu !
A côté de cela, il y a les personnes qui attendent ou espèrent un changement qui ne vient pas !

Pour les informations, c’est la même chose. Il y a des informations utiles, nécessaires, voire indispensables.
Mais il y a malheureusement aussi dans toute cette masse d’informations des informations inutiles ou futiles dont on pourrait ne pas s’encombrer les méninges, des informations difficiles à traiter et même des informations contradictoires que notre cerveau doit avoir vraiment toutes les peines du monde à traiter sans se perdre dans la confusion mentale.
Par exemple, on entend en même temps qu’il y a trop de voitures sur le réseau routier saturé et embouteillé et qu’il n’y en a pas assez pour maintenir la croissance économique ! Mieux encore, on nous parle sans arrêt du réchauffement climatique alors que les températures de saison ressenties au jour le jour sont plus basses !
La surinformation imposée va même jusqu’à nous ensevelir sous les informations pour nous permettre, soi-disant, de mieux comprendre toutes ces informations sans qu’on doive les traiter nous-même tout seul ! Sûrement pour nous éviter des maux de têtes…

Le comble de cette sollicitation permanente en même temps aux informations et aux changements se trouve dans le harcèlement des messages publicitaires commerciaux, au ton généralement impératif, qui intiment et martèlent sempiternellement des ordres d’action d’achat et de consommation. Il est pénible de subir ces messages impératifs interminables : que l’on tente d’y résister ou que l’on s’y soumette conduit de toute façon à avoir des problèmes !
Le plus inquiétant est encore de constater que les adolescents qui, par nature, refusent de recevoir des ordres n’acceptent de se soumettre qu’à ces ordres commerciaux !

Trop, à en perdre la raison.

Dans le passé plus lointain, les conditions de vie étaient sans doute pour beaucoup de gens plus pénibles qu’aujourd’hui. Les conditions de vie matérielle étaient en effet plus aléatoires et plus sévères sur le plan physique ou physiologique : la faim, le froid, le travail manuel et physique, les individus sanguinaires ou omnipotents, etc. Mais toutes ces conditions étaient bien connues et reconnues. Les gens avaient appris à vivre avec. D’ailleurs, ils savaient comment s’y préparer en constituant des provisions et en organisant leur travail et leur vie sociale.
A notre époque, les conditions de confort matériel sont peut-être meilleures pour la plupart des gens, mais la charge psychologique et mentale a considérablement cru en même temps que la croissance économique dont on nous rabâche les oreilles.

Il n’y a plus rien d’étonnant à ce que de plus en plus de personnes prises dans le tourbillon des changements et des informations soient ou deviennent : décalées, déboussolées, désorientées, déstabilisées, déséquilibrées, déstructurées, détraquées, etc.

Altération de la santé mentale.

Maladies mentales.

Elles sont dues à l’altération du psychisme.
Par exemple, ce sont les maladies des troubles de la personnalité (schizophrénie…) ou des troubles de l’humeur, où l’humeur est altérée (dépressivité…) ou bien où la régulation de l’humeur est altérée (bipolarité…).
Les causes peuvent être psychiques (par exemple traumatisme psychologique) ou somatiques.
Les substances psychotropes sont celles qui agissent sur le psychisme. Elles sont utilisées pour traiter les maladies. Très souvent, elles conduisent à leur dépendance (assuétude).
Mais ces substances (les produits chimiques) sont désormais répandues partout. Alors, elles agissent aussi pour altérer le psychisme.

Le type de maladie mentale est déterminé
-par la structure de personnalité acquise selon la résolution du complexe d’Œdipe pendant la petite enfance
-par le déclenchement généralement pendant l’adolescence
-par le maintien de la maladie pendant la vie adulte.


Théorie sur les maladies mentales.

Quand un être humain naît, il est peut-être détaché de ses géniteurs mais il est toujours attaché à sa mère nourricière (et peut-être à son père alimentaire).
Toujours enfant, il devient un individu indépendant (détaché) au moment de son passage par « la résolution du complexe d’Œdipe ». Selon la manière dont se passe cette résolution, il se retrouve affublé d’une structure (mentale) de personnalité.
Plus tard, l’individu doit devenir lui-même au moment du passage de sa crise d’adolescence. Selon la manière dont cette crise se passe (et du moment aussi, qui peut être tardif), il développera ou pas un malaise psychique, puis un trouble, puis une pathologie mentale correspondant à sa structure mentale de personnalité.

Quand l’entourage de l’enfant est bienveillant, il veut et il agit pour le bien de l’enfant. Mais cela ne l’empêche pas pour autant de commettre des erreurs qui, en réalité, peuvent faire du tort à l’enfant plutôt que le bien qu’il projette. Dans ce cas, l’enfant développera généralement une des formes de la schizophrénie.
Il est possible de prévenir cette évolution pathologique en intervenant à temps auprès de l’entourage pour éviter qu’il commette les erreurs fatales. Dans ces cas, c’est possible parce que l’entourage est bienveillant. Quand l’entourage est malveillant ou indifférent au sort de l’enfant, la prévention auprès de lui est plus délicate à opérer.



Maladies neurologiques.


Elles sont dues à une altération du système nerveux (sclérose en plaques…) ou du système nerveux central, le cerveau, par exemple par destruction (maladie d’Alzheimer…). Ou bien elles sont dues à une altération du fonctionnement du cerveau, par exemple par une altération de la neurotransmission (la dopamine dans la maladie de Parkinson…).