La simple lecture, et même la lecture simpliste, de cette inscription accuse le jardinier Omar Raddad de l’assassinat de sa patronne Ghislaine Marchal.
En réalité, l’analyse de cette inscription l’innocente.
Démonstration.
Littéralement, elle signifie que la victime est morte et que, morte, elle désigne son assassin. Ce qui est impossible !
Plus pratiquement, elle signifierait que la victime, mortellement agressée, se sentant proche de la mort, se sachant condamnée car ne pouvant être sauvée à temps, utilise ses dernières forces pour désigner son assassin.
Avec ses toute dernières forces, comment a-t-elle pu écrire une aussi longue phrase, d’aussi grande taille, située aussi haut sur la porte ? C’est impossible !
Si la victime avait eu encore assez de forces pour écrire tout ça, elle n’aurait pas parlé de mort mais simplement d’agression.
Maintenant, la fameuse et fumeuse faute d’orthographe que n’aurait jamais commis la victime, sauf peut-être dans un état de faiblesse extrême, est révélatrice de l’état d’esprit, non pas de la victime « tuée », mais de l’assassin qui agit pour « tuer ».
C’est donc l’assassin qui a écrit cette inscription et non la victime, et ce, dans l’intention de faire accuser le jardinier.
Qui est cet assassin ? C’est quelqu’un qui connaissait bien la situation de la victime et du jardinier. Ce n’est en aucun cas un individu de passage…
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Autre constat : si le jardinier avait voulu tuer sa patronne et cacher son crime, pourquoi aurait-il quitter le lieu du crime après avoir effacé toutes les traces MAIS sans s’assurer que sa victime était bel et bien morte, puisqu’elle aurait écrit son message après son départ ?
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Autre constat : si le jardinier est l’assassin, quel est le mobile de son crime ? Sa seule source de subsistance était sa patronne, et il l’aurait tuée
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La thèse du complot familial « pour hériter » a été qualifiée d’ignoble et condamnée par la justice française.
Ceci est pour le moins surprenant. Surprenant qu’une hypothèse aussi plausible ait été rejetée sans même qu’il ait été question de commencer à la vérifier. Sauf quand on tient compte que le procès a été orienté par le président du tribunal et par les parties civiles qui se sont entourées de solides avocats pour poursuivre un seul but : faire condamner le jardinier.
Dans cette affaire criminelle, l’attitude des parties civiles au procès (la famille de la victime) est on ne peut plus troublante…
-pour la famille qui, officiellement, se dit étrangère au crime et qui ne peut donc pas connaître l’assassin, il ne fait aucun doute : l’assassin est le jardinier et personne d’autre, l’inscription accusatrice en étant la preuve.
-pour la famille qui, officiellement donc, ne sait rien de ce crime, il ne fait aucun doute : c’est la victime qui a fermé et barricadé la chaufferie, et elle l’a fait pour se protéger de l’assassin.
Cette thèse est on ne peut plus étrange : « la victime va mourir, elle le sait, elle l’inscrit même sur la porte, mais elle doit se protéger de l’assassin » !
Si l’on suit cette thèse, que craignait la victime de la part de son assassin ? Qu’il revienne, mais pourquoi faire ? Pour effacer l’inscription ? Pourquoi, parce qu’il savait que la victime n’était pas morte et qu’elle risquait de faire quelque chose pour le faire confondre ?
Si l’on suit cette thèse, pourquoi la victime, mortellement blessée, a-t-elle épuisé ses dernières forces vitales à barricader la chaufferie et à inscrire en tout grand son accusation qui ne laisse aucun doute, plutôt que d’utiliser ses forces soit pour chercher du secours, soit pour désigner son assassin d’une façon discrète ou secrète ?
Maintenant, la chaufferie barricadée a bien été ouverte pour découvrir la victime morte. L’assassin aurait pu l’ouvrir aussi, pour aller effacer l’inscription !
Cette thèse ne tient pas la route.
Par contre, la thèse de la mise en scène, elle, tient parfaitement la route.
La voici : l’assassin tue sa victime et inscrit l’accusation pour faire accuser le jardinier. Jusque là, rien ne prouve que c’est la victime qui a inscrit l’accusation. Pour « prouver » que ce ne peut être que la victime, il faut que la chaufferie soit fermée de l’intérieur où seule se trouve la victime.
Et quand on s’étonne que la chaufferie fut barricadée de l’intérieur, c’est… la partie civile qui donne l’explication, et non les enquêteurs, ni les magistrats !
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Dans une affaire criminelle, l’attitude « juste » de parties civiles qui ignorent la vérité est de s’assurer que l’enquête, d’abord, le procès, ensuite, se déroulent normalement, c’est-à-dire avec l’objectif de faire toute la vérité.
Dans le cas où l’accusé ne serait pas reconnu coupable au terme du procès, le rôle des parties civiles est de veiller à ce que l’enquête reprenne, soit pour trouver de nouveaux éléments au sujet de l’accusé, soit pour chercher la vérité ailleurs.
Quand des parties civiles n’ont pour objet que de faire condamner l’accusé alors qu’elles disent ignorer officiellement la vérité, on peut raisonnablement penser qu’elles n’ont pas envie que l’enquête aille sur une autre piste. Surtout quand la seule autre piste est celle qui conduit aux parties civiles !
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Autre constat : les parties civiles, le tribunal et quelques autres défenseurs de la culpabilité de l’accusé estiment inutile l’examen des traces ADN retrouvées dans la chaufferie, et qui ne sont pas celles de l’accusé, sous le prétexte que ces recherches n’aboutiraient à aucun résultat utilisable. Rien de plus faux !
-Si les traces correspondent à un individu déjà fiché, on aurait un autre suspect connu.
-Si les traces correspondent à des personnes inconnues, on aurait d’autres suspects inconnus.
-Si les traces correspondent à des personnes liées à l’enquête, on n’aurait pas d’autre suspect.
-Si les traces correspondent à des personnes de la famille, il faudrait qu’elles en expliquent la présence dans les traces de sang de la victime…