(L)a cause des femmes.

Le sort des femmes et l’attitude des hommes à l’encontre des femmes ne se seraient pas améliorés. Le machisme et le sexisme, des hommes donc, ne régresseraient pas.

Or, depuis la nuit des temps, partout dans le monde, dans toutes les classes sociales, ce ne sont pas les hommes qui élèvent et éduquent les enfants : ce sont les femmes !

Il n’y a que les féministes qui ne s’occupent pas des enfants : car elles revendiquent à corps et à tout cri le droit d’être libérées de cette corvée éducative « que leur imposent les hommes » !

Les féministes sont des femmes qui revendiquent de se libérer de leur statut de femmes, sous le prétexte qu’il leur est imposé par les hommes !

Une partie des féministes veulent « être libérées » des charges liées à leur statut de femmes. Les autres veulent, au nom de l’égalité homme-femme, obtenir le même statut que les hommes !
Bref, les féministes ne sont pas des femmes qui veulent libérer leur statut de femmes de l’emprise des hommes, mais des femmes qui veulent s’en libérer, non de l’emprise des hommes, mais de leur statut de femme !
Dès lors, les femmes qui revendiquent d’assumer leur statut de femmes, même libéré de l’emprise de certains hommes, ne revendiquent pas d’être féministes.
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La pilule contraceptive a toujours été présentée, à commencer par les féministes, comme le moyen de libérer les femmes. Avec la pilule, elles ne sont plus obligées de tomber enceintes !

La pilule contraceptive a surtout été un excellent moyen de libérer les hommes. Avec la pilule, ils n’ont plus à se soucier le moins du monde de mettre les femmes enceintes : c’est à elles à y penser, et si elles oublient, tant pis pour elles ! C’est elles qui sont responsables, plus les hommes !

Cette « victoire » féministe va encore plus loin. Désormais, on fait prendre la pilule aux jeunes filles de plus en plus tôt. Bref, de la sorte, on apprend aux jeunes gens (aux garçons, donc) que c’est aux filles à se soucier de leur grossesse, et pas du tout aux garçons !

Au final, on oblige les femmes à prendre la pilule le plus longtemps possible dans leur vie, même si elles ne forniquent pas (car, on ne sait jamais, au cas où, alors qu’il existe la pilule du lendemain au cas où !). Quand on sait que le principe de la contraception, c’est de modifier, donc de perturber, le fonctionnement hormonal naturel de la femme, cela revient à dire que, pour libérer les hommes de leurs responsabilités, on oblige les femmes à se rendre malades pendant toute leur vie !
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En matière de condition féminine, les moyens défendus pour libérer les femmes de la maternité sont surtout bénéfiques pour libérer les hommes de leur paternité !

-la pilule contraceptive démocratisée permet aux hommes de ne plus se soucier de la procréation : les femmes n’ont qu’à se soucier de leur pilule !
-le droit à l’avortement en toutes circonstances permet encore plus aux hommes de ne plus se soucier de la procréation : si la femme tombe enceinte, elle n’a qu’à se débrouiller pour se faire avorter !
-pour couronner le tout, l’union libre et la libéralisation sexuelle permet totalement aux hommes de ne plus se soucier de cette question de la procréation liée aux rapports sexuels entre deux personnes de sexe opposé : si la femme a un enfant sans être mariée, l’homme n’a plus aucune obligation vis-à-vis de la mère, contrairement aux termes juridiques de l’institution officielle du mariage !

Il est incontestable que l’avortement doit être un droit pour les femmes qui n’ont pas pu exercer leur libre choix par rapport à leur grossesse :
-les femmes qui ont été violées
-les femmes qui ont été empêchées d’empêcher leur fécondation, par exemple en n’ayant pu utiliser des moyens contraceptifs ou de contrôle des naissances.

Revendiquer pour les femmes le droit absolu à l'IVG quelles que soient les circonstances est peut-être le droit pour les femmes de disposer librement de leur corps, mais c'est aussi un excellent moyen pour certains hommes de disposer en toute liberté du corps des femmes !