Lors d’un scrutin démocratique, il y a deux catégories de votes : ceux qui sont attribués à un des candidats et ceux qui ne sont attribués à aucun candidat.
Dans cette seconde catégorie, il y a 3 sortes de vote : les votes blancs, les votes nuls et les votes « absents ».
Dans le décompte des votes, la seconde catégorie n’est jamais prise en compte pour la répartition des sièges au prétexte que ses électeurs y auraient abandonné leur citoyenneté !
Quelle imposture !
Si les électeurs qui ne se rendent pas au bureau de vote abandonnent effectivement leur citoyenneté, ceux qui s’y rendent pour n’accorder leur vote à aucun candidat exercent bel et bien leur citoyenneté en y exprimant leur avis de citoyen !
Dès lors, tous ces votes, blancs et nuls, devraient être pris en compte dans le décompte, ce qui donnerait une image plus correcte de la réalité du scrutin. Et tant pis si aucune majorité ne peut se dégager : il n’y a qu’à revoter avec d’autres candidats ou d’autres discours électoraux. En France, on vote bien en deux tours. En Belgique, on décide bien d’organiser des élections chaque fois qu’un gouvernement « tombe ».
NB
Le moyen le plus sûr pour un électeur de n’accorder son vote à personne est de voter nul : ainsi son bulletin ne peut plus être utilisé. Le bulletin blanc sur papier peut toujours être réutilisé après le passage de l’électeur dans l’isoloir, le bulletin blanc sur carte électronique est traité par l’urne électronique sans que quiconque puisse contrôler ce qu’il en advient !