Affaire DSK.

Dans cette affaire, il y a 3 protagonistes : DSK, la femme de chambre (et l’hôtel qui l’emploie) et les autorités US (police et justice).

Dans cette affaire, leurs attitudes respectives permettent d’y voir plus clair.

L’attitude de DSK est conforme à sa personnalité et à sa réputation. Il n’y a rien de bizarre dans le fait qu’il ait incorporé un acte sexuel avec la femme de chambre dans son emploi du temps inscrit à son agenda.
Ce qui est bizarre, c'est que c'est la première fois qu'une femme de chambre l'accuse de viol, alors que : DSK a souvent loué des chambres dans des hôtels, il était cette fois-ci en voyage privé donc non protégé par son immunité, la femme de chambre est entrée seule dans sa chambre et personne d'autre ne peut savoir ce qui s'est passé dans la chambre quand il y était avec la femme de chambre.

Par contre, l’attitude des autres protagonistes est vraiment « bizarre ».

La femme de chambre entre dans la chambre de DSK alors qu’elle n’a rien à y faire !
Dans un hôtel de luxe comme le Sofitel, la chambre ne peut être préparée pour le client suivant que lorsque le client précédent l’a rendue, car l’état de la chambre doit être absolument impeccable. La femme de chambre devait donc attendre que sa hiérarchie lui donne l’instruction de remettre la chambre en état.
Ce n’est pas comme le service d’étage qui peut être appelé par le client.
Si c’est l’hôtel qui lui a donné l’ordre d’aller dans la chambre de DSK avant qu’il l’aie rendue, alors pourquoi ? Les responsables de l'hôtel ont eux aussi une attitude bizarre : ils ne s'inquiètent nullement de ce que fait leur femme de chambre pendant son service, alors qu'elle est seule dans une chambre encore occupée, sans aucune collègue, et qu'ensuite elle reste prostrée dans un local jusqu'à ce qu'on la découvre !

La police arrive à l’hôtel où elle est non seulement informée de « l’agression sexuelle » mais surtout où elle est informée de son auteur présumé dont l’identité est parfaitement connue de la direction de l’hôtel. Pour preuve, la direction de l’hôtel a prévenu l’Elysée à Paris pour l’informer quand DSK a été arrêté.
La police connaît dès lors parfaitement l’emploi du temps de DSK : il a loué la chambre pour la nuit, il va donc quitter la ville de NY ; soit il va aller dans sa maison de Washington, soit il va aller en France ; bref, il va certainement aller à l’aéroport. Ce qui est confirmé par DSK lui-même quand il appelle l’hôtel pour signaler l’oubli de son portable : il répond qu’il est sur le chemin de l’aéroport.
La police pouvait instantanément contacter l’aéroport pour que les autorités y interpellent DSK dès son arrivée. Pas du tout ! la police « attend » pour l’intercepter dans l’avion sur la piste juste avant le décollage. Ce qui lui a permis de le présenter comme un fuyard, donc comme un coupable !

La justice de NY est saisie de la plainte de la femme de chambre. Alors qu’il n’y a ni aveux, ni témoins, ni preuves formelles de viol (il y aura des traces de sperme révélées un peu plus tard), autrement dit que les faits de viol ne sont pas du tout établis, la justice NY (le juge, dont on a très peu parlé) envoie DSK en prison sur les seules accusations de la femme de chambre.
En prison, DSK démissionne du FMI sans aucune condition. C’est seulement à ce moment-là, alors que l’enquête n’a rien apporté de plus, si ce n’est les traces de sperme, que la justice l’autorise à être assigné à résidence surveillée !

Enfin, quand les autorités se préparent à libérer DSK, l’affaire est présentée comme une sordide affaire de tentative d’extorsion de fond de la part de la victime qui continue à clamer qu’elle ne savait pas qui était DSK !!!