Cohésion sociale.

Définition : c’est l’ensemble des liens qui relient les individus dans une société.

Ce qui relie les gens, c’est ce qu’ils ont en commun ou ce qu’ils peuvent mettre en commun (donc partager).
Ce qui fait séparer ou opposer les gens, c’est ce qui les différencie (leurs différences).

« Tous parents, tous différents » titrait une exposition passée.
« Tous pareils, tous différents » tant les points communs sont tantôt plus pondérant que les différences.
En effet, ce qui commun entre les humains, c’est
-être vivant
-être humain
-être tous différents
-avoir tous des besoins
-avoir tous des problèmes
-l’intérêt général, celui de l’ensemble de la société (et qui n’est pas la somme cumulée de tous les intérêts individuels !)

L’identité de l’individu, c’est ce qui le différencie des autres.
L’identité de son groupe, c’est ce qui le regroupe aux autres.

Pour lier les gens, il faut exploiter ce qu’ils ont en commun.
Pour les opposer, il faut exploiter ce qu’ils ont de différent : produire la ségrégation puis le dressage des uns contre les autres, les désaccords, les conflits, les guerres, etc.

Heureusement…
L’Homme est un animal sociable (la femme aussi fort heureusement). Ce qui le pousse à aller vers les autres, à ne pas être seul. Ce qui le relie aux autres est plus fort que ce qui l’en sépare.
Les humains ont l’instinct grégaire. Ce qui les poussent à se regrouper, à ne pas rester seuls.
Certains humains ont des envies de découverte ou de changement, ce qui les poussent à aller vers les autres.
La diversité est une richesse, la différence est une chance. Les échanges favorisent le progrès et la prospérité. Le maintien des différences permet le maintien des échanges et de la diversité. L’assimilation de toutes les différences mènent à leur disparition.
L’union fait la force : la force résultante de la mise en commun des forces de deux individus est supérieure à la somme des deux forces individuelles.
La cohésion sociale est un équilibre entre les points communs, les ponts, les liens et les lieux communs d’une part, et les différences d’autre part.

Malheureusement…
Certains ont un intérêt tout personnel à diviser leurs semblables : diviser pour régner, pour affaiblir et pour posséder les autres.
Dans un certain contexte de crise, la peur de perdre ses biens et ses acquis et de ne pas les retrouver produit la méfiance envers les autres qui représentent une menace.

Les différences.

Des différences sont considérées comme valorisantes, quand elles sont perçues comme quelque chose « en plus » que les autres aimeraient avoir.
Des différences sont considérées comme dévalorisantes, quand elles sont perçues comme quelque chose « en moins », comme une perte, une déficience que les autres n’aimeraient pas avoir.
Nier les différences, c’est nier l’identité des individus.

Le processus de l’indifférence à la différence.

Au départ, il y a la différence qui marque car elle est marquée et marquante.
Ensuite, il y a le terrain d’entente, le lieu commun, qui permet aux différents de se rencontrer.
S’ensuit la prise de connaissances mutuelle qui permet aux uns et aux autres de se trouver d’autres valeurs communes, de se bien connaître, de se comprendre, de s’apprécier, de s’accepter, de se respecter.
Enfin, il y a la cohésion où les différences sont connues et reconnues mais tenues au second plan.

Les moyens de la cohésion sociale.

Il y a la cohésion sociale naturelle.
C’est celle qui découle naturellement de la vie quotidienne des gens.
Elle est favorisée par une organisation économique et urbanistique qui permet aux gens, par exemple,
-de vivre dans un environnement humain avec des logements non isolés et des lieux de travail conviviaux
-de se rencontrer dans des services et commerces de proximité où l’on se rend à pied en croisant les autres du regard et de la parole, où les relations humaines ne sont pas remplacées par des automates et des automatismes…

Il y a la cohésion sociale artificielle.
C’est celle qui résulte d’actions et de manifestations rapportées à la vie de tous les jours et qui met des gens ensemble volontairement ou non, dans le but qu’ils fassent connaissance alors même qu’ils n’en ont pas l’occasion autrement.